Critique de ‘Los Amsterdam’ de Yellow Claw

C’est début février 2017 que le duo néerlandais -comme une bonne partie des producteurs EDM actuels- Yellow Claw annonce la sortie de leur second album chez Mad Decent, label de Diplo : ‘Los Amsterdam’. Loin d’être des inconnus dans le milieu, ils sont les fondateurs de mon label favori, Barong Family, qui regroupe de beaux noms comme Wiwek, Cesqeaux et Moksi et auteurs d’un premier album ‘Blood For Mercy’ en 2014.  Doté d’une pochette franchement dégueulasse, le projet n’est pas complètement à la hauteur de mes attentes malgré de gros noms (Pusha T, Dj Mustard, Tiësto, Flux Pavilion…).A peine affaiblis par le départ du MC Bizzey, que réserve ce nouveau projet de l’ex-trio ? Vu la hype que m’a procurée ce dernier, j’ai hâte d’y donner ma réponse.

yelobo

   Ayant commencer l’écriture de la chronique 10 jours avant la sortie de l’album, voilà la critique des 4 extraits révélés en premier :

Invitation : Le premier extrait révélé est très sensuel, amené par la douce voix de Yade Lauren, le drop est à l’opposé des kicks bigroom auxquels Yellow «Motherfucking » Claw nous avaient habitués. (16/20)

Love & War : Quelques mois après c’est la même chanteuse que nous retrouvons pour une participation moins audacieuse. Le drop ‘future bass’ aurait vraiment pu être plus original. Pas grand-chose à dire sur ce track, l’EP de remixes est rapidement sorti, mention spéciale à la version de DOLF. (14/20)

Good Day : Le français Dj Snake collabore en surfant sur son délire de drop composés de vocal chops, style qu’il produit sans risque depuis son envahissante collaboration avec Major Lazer. Le feat de Elliphant est en revanche une bonne trouvaille, le traitement de sa voix y est très appréciable, l’outro relève largement le niveau du drop. Pour un titre déjà playlisté par NRJ, c’est une bonne chanson.(16/20)

Stacks : Après trois sons entre le «un peu décevant» et le «bien sympa», voilà LA tuerie attendue. Rien que sur le papier la collab était alléchante : énième collab avec le bon Cesqeaux, et surtout Tinie Tempah et Quavo, profitant du succès de son récent album ‘Culture’ avec Migos. Si les couplets ont un bon flow, les lyrics ne sont intéressants que pour un bon gros turn-up. Sans parler du drop franchement énorme, j’en attendais pas mieux. (17/20)

Passons maintenant à l’album entier, dans l’ordre de la tracklist :

Home : L’introduction du projet se fait tout en douceur avec Sophie Simmons, des sons chill comme ça tombent souvent dans la facilité, ce qui m’énerve, mais l’essai est ici réussi. Vraiment planant. (16/20)

Without You : Collaboration avec The Galaxy, duo proche de Yellow Claw et la chanteuse (encore une) Gia Koka. La lovesong est pas franchement convaincante, le drop est trop générique, ni émotionnel ni dansant, première déception sachant que les mecs de The Galaxy et Yellow Claw pondent en général de très bons drops. (13/20)

Open : Enfin, Moksi, autre duo que j’adore font un son avec leurs mentors. Et c’est une déception. Alors que Moksi excellent dans un style proche de la bass-house, le titre est une chanson pop édulcorée chantée par l’inconnu Jonna Fraser, le drop me fait vraiment pas sauter au plafond. (14/20) Je commence à m’interroger sur l’objectif de cet album, probablement un ensemble de chansons pop grand public avec des drops génériques mais qui tentent parfois de dire « euh coucou à la base on fait de l’electro-house bien vénèr » ?

City On Lockdown : Featurings du rappeur Juicy J et de la rappeuse Lil Debbie, proche de YC. La prod durant les couplets est entraînante, le drop pas forcément original et la participation vocale sympa. Pas grand chose à dire, simple titre taillé club. (15/20)

Friends In The Dark : Vocal pseudo-émouvant d’Otis Parker, le drop influencé future bass est sympa sans plus. (13/20)

Last Paradise : On sent que le duo anticipe l’été et la période des festivals avec ces tracks qui se contentent de surfer sur une vague « commerciale » avec des chanteuses qui se ressemblent un peu, ici Sody.  (13/20)

Light Years : Uns des titres les plus attendus de l’album grâce à la collaboration de Rochelle, qui avait déjà collaboré sur « Shotgun », plus gros titre de YC. Le titre ne surprend pas, mais est très cool ! (15/20)

Hold On To Me : Collaboration avec les bourrins GTA, le petit vocal chop est énervant mais à force de l’entendre sur le marché EDM on s’y habitue. Par contre wow, les deux drops : explosion de bass, voilà la tuerie que j’attendais. (17/20)

Rose Horizon : Vocal énergique de STORi, drop vraiment catchy, le projet se finit au final plutôt bien. (15/20)

   En conclusion, le projet est légèrement meilleur que le précédent mais ne convient pas à 100%. Trop peu d’audace pour des cadors du milieu, suivre la mouvance générale au lieu de proposer les sonorités sales auxquelles ils nous avaient habitué est décevant

 Note moyenne finale : 15/20 / Playlist YouTube de l’album /  Spotify 

 

 

 

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s